// overview
// année
2k26
// entreprise
Usecase
Workflow IA
Research
Identité visuelle
Prototypage
SaaS B2B
Tester Admiralty
// contexte
Un éditeur de SaaS pour les équipes IT cherchait à rebrander son produit pour lui donner une dimension premium. J'ai passé l'entretien, je n'ai pas été retenu pour la suite.
J'ai décidé de refaire le produit de A à Z, seul. Zéro connaissance du domaine au départ, deux semaines devant moi, un objectif : un MVP prototypé et testable en ligne.
Admiralty gère le parc IT d'une entreprise — personnes, appareils, licences, accès, dépenses. Il embarque Uno, un assistant conversationnel qui répond aux questions sur le parc plutôt que d'obliger l'utilisateur à naviguer dans des tableaux.
Ce n'est pas une commande, c'est un cas d'école que j'ai construit pour éprouver mon workflow design assisté par IA sur un terrain que je ne maîtrisais pas. Ce qui suit décrit la méthode, pas le produit.
2 sem.
du brief au prototype en ligne
0
connaissance du domaine au départ
3
phases : recherche, identité, prototype
// workflow
Chaque outil occupe une place et une seule. La recherche alimente le cadrage, le cadrage alimente le code, et rien ne part en génération tant que la décision design n'est pas prise.
L'IA compresse le temps d'exécution ; elle ne décide pas à ma place. Ce qui tient le rythme sur deux semaines, ce n'est pas la vitesse de génération, c'est la clarté de ce qu'on lui demande.
Trois phases se succèdent, mais une quatrième brique les traverse toutes : une base Notion connectée au projet, qui tient le fil des décisions du premier jour au dernier.
01
Recherche
Comprendre le business, cartographier les faiblesses du marché, en déduire des opportunités de fonctionnalités.
02
Design et identité
Poser les bases de l'identité visuelle, puis idéer et sortir les premiers écrans.
03
Développement
Passer vite au prototype fonctionnel, généré pas à pas et vérifié dans le navigateur.

workflow-design.png
// recherche
Deux jours pour comprendre un marché que je ne connaissais pas : à qui s'adresse un outil de gestion de parc IT, ce que les équipes y font au quotidien, ce que les acteurs en place facturent et promettent.
Perplexity sert à cartographier vite — le vocabulaire métier, le paysage concurrentiel, et surtout les angles morts : ce que les utilisateurs reprochent aux solutions existantes.
C'est de ces reproches que sortent les opportunités. Une fonctionnalité qui aligne le produit sur le marché ne le démarque pas ; une fonctionnalité qui répond à une frustration documentée, si.
Le premier livrable de cette phase est un lexique. ITAM, SMP, IAM, MDM, et le fil conducteur du secteur — JML, pour Joiner, Mover, Leaver. Tant qu'on ne nomme pas les choses comme le métier les nomme, on ne peut pas nommer correctement un écran.
01
Traduire le métier
Les quatre domaines du produit, décodés avant de dessiner quoi que ce soit : cycle de vie du matériel, dépenses logicielles, identités et accès, administration des appareils.
prompt-vocabulaire.png

// comprendre
Le métier, son vocabulaire, ses tâches récurrentes
// cartographier
Les acteurs en place et leur positionnement
// détecter
Les faiblesses récurrentes des solutions existantes
// arbitrer
Les fonctionnalités qui démarquent, pas celles qui alignent
// identité
Le brief d'origine parlait de premium. J'ai posé dans Figma les fondations qui portent ce mot : palette sombre, typographie, densité de l'information, traitement des surfaces. Assez pour que le produit ait une voix avant d'avoir des écrans.
Figma Make prend le relais pour l'idéation : générer plusieurs directions d'écrans, les confronter, garder celles qui tiennent. À ce stade, produire dix pistes coûte moins cher que d'en défendre une.
Ce qui sort de cette phase n'est pas une maquette finie mais un vocabulaire visuel stable, directement traduisible en tokens dans la phase suivante.
01
Logo et signature
Un nom court, une marque lisible en petit : la contrainte de départ était qu'elle tienne dans une barre latérale de 32 pixels.
logo-admiralty.jpg

02
Charte couleur
L'accent violet est décliné en deux valeurs, une par fond : le même token ne peut pas tenir le contraste sur sombre et sur clair.
charte-couleur.png

03
Écran 0
Le premier écran dessiné dans Figma. La navigation reprend le vocabulaire du métier — Asset ITAM, Software SMP, Security & Access IAM, Device MDM — et le drawer ouvre le résumé d'Uno sur une personne qui part dans trois jours.
ecran0.png

// figma
Fondations de l'identité : palette, typographie, densité, surfaces
// figma make
Idéation et premiers écrans, en volume et en parallèle
// livrable
Un vocabulaire visuel stable, prêt à devenir des tokens
// prototype
Le prototype démarre dans VS Code avec le plugin Claude Code. Avant la première ligne de code, je décris le projet : l'objectif, l'idée, mon niveau de connaissance du sujet et l'étape de travail à laquelle on se trouve.
Ce cadrage est un livrable design à part entière. Il détermine la stack, la façon dont les tokens sont posés, la structure du dépôt — et la qualité de tout ce qui sera généré ensuite. Sur ce que je ne maîtrise pas, je demande d'abord, puis j'arbitre.
La génération se fait ensuite pas à pas : un écran, une interaction, un état. Chaque étape est vérifiée dans le navigateur avant de passer à la suivante, et versionnée. Le prototype reste testable en permanence, jamais reconstruit d'un bloc.

schema-setup-claudecode.png
// pilotage
Une base Notion est connectée au projet par le MCP. C'est la tour de contrôle : les étapes, les priorités, les idées qui arrivent en cours de route, ce qu'il faut ajouter ou retirer — tout est déposé au même endroit plutôt que dispersé dans des conversations.
Claude y lit et y écrit. Chaque journée de travail laisse une trace : ce qui est fait, ce qui a été arbitré, ce qui a été archivé et pourquoi. Le suivi ne vit plus dans le fil de discussion, il vit dans la base — et une décision prise il y a dix jours reste consultable.
Seul, ça évite de reprendre le fil à froid. En équipe, ça change de nature : n'importe qui suit l'avancement sans avoir à demander. On peut même imaginer y faire converger les demandes utilisateurs, au même endroit que les décisions produit.

// bilan
Deux semaines ne suffisent pas à devenir expert d'un domaine. Elles suffisent à en sortir quelque chose de testable — et un prototype testable vaut mieux qu'une intuition défendue en réunion.
// vitesse
Deux semaines du brief au prototype en ligne, seul
// cadrage
Le temps passé à décrire le projet se rembourse à chaque génération
// rôle
L'IA exécute ; les arbitrages produit et design restent à ma charge
// pilotage
Le suivi vit dans une base partagée, pas dans le fil de conversation
// limite
La recherche ne remplace pas le terrain : le prototype reste une hypothèse à confronter
Tester Admiralty